Distancé en championnat, l’Olympique de Marseille ne devrait pas disputer la Ligue des Champions la saison prochaine. Ce probable échec va provoquer un énorme manque à gagner pour le club de Frank McCourt, condamné à remettre la main à la poche.
Avec cinq points de retard sur le quatrième, à deux journées de la fin, l’échec n’est pas encore définitif sur le plan comptable. Mais il faudrait un improbable rebondissement pour permettre à
l’Olympique de Marseille de jouer la Ligue des Champions la saison prochaine. Les Marseillais n’ont remporté aucune de leurs trois dernières rencontres et restent sur une prestation honteuse à Nantes (3-0) samedi. Rien n’incite à l’optimisme et la direction peut déjà commencer à anticiper une non-qualification, avec les conséquences financières que cela implique.
On parle bien sûr des recettes de la Ligue des Champions, compétition qui distribue au total 2,4 milliards d’euros à ses participants, tandis que la Ligue Europa ne donne que 565 millions d'euros, contre seulement 285 millions d'euros pour la Ligue Europa Conférence. Toujours d’après les chiffres relayés par La Provence, une simple participation à la C1 rapporte 18,6 millions d’euros par club. C’est bien plus que les 4,32 millions d’euros en C3, et que les 3,17 millions d’euros en C4. On comprend mieux pourquoi le propriétaire phocéen Frank McCourt exigeait la plus prestigieuse des trois compétitions en mars dernier.
« Être qualifié ou pas, cela fait une grande différence pour un club comme l’OM, particulièrement à ce moment du football français, prévenait l’Américain dans le JDD. La qualification est incontournable. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire, et je sais que nos ressources sont différentes de celles d’un club comme le PSG, mais Marseille est le plus grand club de France et devrait être au rendez-vous chaque saison. A mes yeux, l’OM est même l’un des meilleurs clubs en Europe. Mais pour le démontrer, il faut jouer en Ligue des Champions chaque année. » Déjà confronté à un déficit de 105 millions d’euros pour l’exercice 2024-2025, l’homme d’affaires n’a pas fini de combler les trous.