L'incroyable sortie de Pablo Longoria samedi soir va continuer à faire parler. Un ancien président de Ligue 1 donne une explication à cette nervosité grandissante dans le football.
La nervosité est palpable dans le monde du football français, et le pétage de plombs de Pablo Longoria en est l’une des conséquences les plus visibles. Mais l’OM n’est pas le seul concerné par les sorties vindicatives contre les arbitres, et de nombreux présidents ou dirigeants ont dépassé les bornes cette saison. L’homme au sifflet est la cible privilégiée quand les choses ne vont pas dans le bon sens, même s’il serait temps de voir au-delà des décisions prises par les officiels. En effet, pour Michel Seydoux, le problème est bien évidemment beaucoup plus profond, et s’explique surtout par la mauvaise gestion du football français de ces dernières années, qui provoque un sentiment de panique générale, et ce type de débordements.
Longoria baigne dans le ridicule pour Seydoux
L1 : Stéphanie Frappart désignée pour le bouillant OM-Nantes https://t.co/5OfPqtopLd
— Foot01.com (@Foot01_com) February 25, 2025
Et pour le coup, les arbitres n’y sont pour rien, mais les dirigeants des clubs de Ligue 1 et de la LFP devraient un peu plus se regarder dans un miroir pour l’ancien patron du LOSC. Il a confié au Parisien que le fait d’avoir mis de côté Canal+ et d’avoir lancé DAZN avec un tarif exorbitant, avait mis tout le monde en danger. « Cette crise n’est que la suite d’une longue histoire de fiascos. Quand on met un abonnement à près de 40 euros, on oublie le client et il ne vient pas. Et maintenant, tout le monde se sent en danger, tout le monde a peur et cela débouche sur cette sortie, a minima ridicule et déplacée, de Longoria. La vérité, c’est que le foot aujourd’hui se résume à une seule maxime : chacun pour sa gueule ! Franchement, un président de club est là pour donner l’exemple. Pas pour se jeter dans la mêlée. Il nous est tous arrivé d’avoir un jour un pet au casque. Mais là, cela ne ressemble à rien. Il faut prôner l’apaisement. Parce que là, on baigne dans le ridicule », a livré Michel Seydoux, pour qui la pression économique sur le football français, liée notamment aux droits télévisuels en baisse, rend les matchs beaucoup plus vitaux et la tension bien supérieure.
Pourtant, même s’il est impossible de savoir ce qui se dit en coulisses, il ne semble pas que Pablo Longoria soit mis au pilori par Frank McCourt, qui lui octroie les pleins pouvoirs pour diriger l’OM, et signe les chèques sans sourciller à chaque mercato et chaque bilan déficitaire. Seule certitude, les arbitres et même les décisions prises par la VAR sont de plus en plus contestés, même si ce n’est pas un phénomène franco-français, les polémiques étant nombreuses en Europe chaque week-end sur les officiels.