L'Olympique Lyonnais a été sidéré d'apprendre que des jeunes footballeurs avaient été menacés d'être virés s'ils étaient vus ce mercredi du côté du Groupama Stadium.
L'OL a toujours misé sur les jeunes joueurs, et son académie a même été longtemps considéré comme la plus forte d'Europe. Pour cela, le club de Jean-Michel Aulas, et désormais de John Textor, se doit d'attirer les plus jeunes joueurs afin de pouvoir faire une large revue d'effectif. Sur le plan régional, l'Olympique Lyonnais a donc souvent travaillé en bonne entente avec les clubs voisins, mais ce n'est plus le cas avec l'un d'entre eux, l'AS Saint-Priest. Ayant appris que l'OL organisait ce mercredi une journée portes ouvertes pour les joueurs de la catégorie U9, les dirigeants de Saint-Priest ont prévenu les parents de ces footballeurs en herbe que ces derniers seraient virés du club s'ils participaient à cette opération. Une menace qui scandalise l'Olympique Lyonnais, même si l'OL sait que son voisin a signé un accord de coopération avec l'AS Monaco suite à des promesses qui n'auraient pas été tenues par les dirigeants lyonnais.
L'OL menace de réagir à cette décision brutale
Interrogé par Le Progrès sur cette histoire qui fait évidemment du bruit du côté de la capitale des Gaules, l'Olympique Lyonnais confie sa sidération et annonce que cela n'en restera pas là. « Nous regrettons cette décision unilatérale qui place les familles dans une position difficile (...) Notre ancrage est local. L’amour d’un blason, ça ne s’achète pas. L’amour d’un club, ça ne se décrète pas. Cette décision est totalement illicite, c’est une entrave à une évolution sportive. Un partenariat ne peut empêcher un joueur d’être privé du droit de passer une détection », a fait savoir l'OL.
Pas de quoi faire paniquer le président de l'AS Saint-Priest qui a déjà répondu à cette menace larvée en faisant savoir que les règles du club prévoyaient qu'une détection ne prévalait pas à un entraînement, et que ce mercredi les U9 étaient attendus à l'entraînement. S'il affirme n'avoir jamais refusé qu'un joueur soit convoqué pour une détection, si les parents venaient le demander, Patrick Gonzalez estime que les dirigeants lyonnais semblent désormais vouloir faire leurs emplettes comme bon leur semble.